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  • Culture

Les lectures de La Chambre - Été 2019

Écrit par Clemence le 14 juillet 2019

« Voyager c’est lire » et d’après Hugo, l’inverse est aussi vrai. Voilà peut-être pourquoi on trouve toujours un livre dans nos valises. Et même si l’on n’a d’autre destination que son lit, son mètre carré de balcon ou le parc d’à côté, la route s’ouvre sur le papier. Notre sélection vous laisse choisir la direction.

 Le livre qui parle du pouvoir des mots

Jean McClellan vit aux États-Unis. Cette docteur en neurosciences étudie l’aphasie, un trouble du langage, et consacre sa carrière à redonner la parole à ceux qui l’ont perdue. Mais depuis l’arrivée  au pouvoir d’un nouveau gouvernement fondamentaliste, elle se voit presque réduite au silence. Et avec elle, toutes les femmes du pays. Un compteur de mots sur leurs poignets leur interdit d’en prononcer plus de 100 par jour à coups de décharges électriques. Un prison de quasi silence dont Jean ne sait comment s’évader, jusqu’à ce qu’on l’appelle pour aider le frère du nouveau président, victime d’une attaque. Les lignes de Vox se lisent en relief, dans un contexte où la parole des femmes se libère, et nous rappellent la fragilité de nos droits fondamentaux. Vox de Christina Dalcher

Le livre qui raconte quatre étés et bien plus
C’est l’été en Moselle dans les années 90. La crise sidérurgique se poursuit, l’industrie s’éteint dans la vallée de la Fensch, au moment où Anthony, Steph, Simon, Hacine et Coralie entrent dans l’adolescence. Tous rêvent de quitter la région, de partir à la rencontre d’un destin plus grand que celui promis à leur classe. En 1992, 1994, 1996 et 1998, on suit leurs étés, leurs rêves, leurs amours, leurs désillusions. Récompensé par le prix Goncourt en 2018, Leurs enfants après eux est une critique sociale, une histoire où saison réveille les espoirs mais ne les réalise pas toujours. Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Le livre qu’on va enfin terminer
La Recherche nous attend depuis des années sur notre table de chevet. Peut-être même qu’elle était là avant nous, dans la bibliothèque de nos parents qui l’ont dévorée, eux. En entier. Alors cet été, nous aussi, on va lire Proust. Et on ne le regrettera pas. Cela dit, sept tomes, c’est ambitieux. Mais pas question de renoncer une fois de plus. On termine au moins Du côté de chez Swann avant la rentrée. Si les vacances passent trop vite, bonne nouvelle : il reste 11 mois dans l’année pour aller plus loin. Du côté de chez Swann de Marcel Proust

Le livre qui nous donne envie de déconnecter
9 secondes. C’est la durée d’attention moyenne de ceux qui ont grandi les yeux sur un écran, d’après une étude réalisée par des ingénieurs de Google. À peine plus que les 8 secondes d’attention dont peut faire preuve un poisson rouge. Avec son essai, Bruno Patino interroge les promesses de l’ère numérique et ses effets secondaires. Dans une économie de l’attention où l’instantanéité addictive l’emporte sur la réflexion, lâcher son smartphone et ouvrir ce livre, c’est déjà reprendre le contrôle de son temps. Et c’est vivement recommandé, pas seulement cet été. La civilisation du poisson rouge de Bruno Patino

Le livre qu’on ne voulait pas lire quand tout le monde le lisait (mais qu’on avait quand même très envie de lire)
Vous aussi, ça vous a fait le même effet ? Fin 2018, Devenir de Michelle Obama arrive sur les étagères des librairies du monde entier. On a lu des extraits. On a suivi l’interview de son auteure par Oprah Winfrey. On connaît par cœur sa couverture : une photo d’elle souriante, le menton posé sur la main droite. Maintenant que la vague est passée, on profite de l’été pour se plonger dans les mémoires de l’ex-première dame des États-Unis, de son enfance à Chicago aux coulisses de la présidence de son mari. En fil rouge, la combativité dont il a fallu faire preuve pour se faire une place en tant que femme noire, dans un monde dominé par les hommes blancs.  Devenir de Michelle Obama

Le livre qui nous invite à des rendez-vous littéraires en tête-à-tête 
Fondée à Paris en 1953, The Paris Review collecte les trésors de la littérature anglophone et la parole de ceux qui les écrivent. Dans Writers at Work Around the World, Jorge Luis Borges, Haruki Murakami ou encore Nadine Gordimer se dévoilent dans de longues interviews, sélectionnées parmi les archives du magazine par Emily Nemens, sa rédactrice en chef. Leurs parcours, leurs regards sur la littérature, leurs habitudes d’écriture… Chaque conversation nous plonge dans les coulisses de leurs œuvres. Une édition limitée à lire en anglais, pour réviser ses bases ou voyager de page en page. Writers at work around the world de The Paris Review

Le livre que l’on relit parce que c’est l’été
L’été 1954 commence sur les bords de la Méditerranée. Cécile, 17 ans, vient de rater son baccalauréat et passe les vacances dans la villa de son père, Raymond, veuf depuis 15 ans. Elsa, la maîtresse de son père, est également invitée. Journées à la plage et plaisirs mondains sont au programme, jusqu’à l’arrivée d’Anne, une amie de la mère de Cécile. Bonjour tristesse est fait d’ambiguïtés, si vives à l’adolescence. Ce roman marque aussi le début explosif de la carrière de Françoise Sagan, qui le décrira en ces mots : « La gloire, je l’ai rencontrée à 18 ans, 188 pages, c’était comme un coup de grisou. » Oui, on l’a déjà lu. Et alors ?  Bonjour tristesse de Françoise Sagan

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